Manifestation Mardi 1er Mai 2018 à 10h00 Place Carnot à Creil

Depuis un an le gouvernement MACRON/PHILIPPE, afin de répondre au mieux au plaisir de ses donneurs d’ordre, n’a eu de cesse d’œuvrer à la destruction des droits des travailleurs avec la Loi Travail XXL, de se servir dans les poches des retraités pour aider les travailleurs tout en prévoyant que ces mêmes travailleurs financent par le bénévolat et une seconde journée de solidarité ces anciens qu’il vient de racketter. Le tout en supprimant l’ISF aux plus riches et en leur garantissant « l’optimisation fiscale ».

Aujourd’hui, le statut des cheminots est dans le viseur des Snipers ultra-libéraux, avec la ferme volonté de le supprimer, de ne plus garantir l’emploi tout comme le statut des fonctionnaires l’est dans le cadre de la « refonte du contrat social de l’agent public » avec au programme : 

  • La précarisation de l’emploi par le recours intensif aux CDD et CDI qui ne touchent pas de prime et que l’on peut « virer » facilement pour plus de «souplesse»
  • Le salaire au mérite où les directions pourront faire varier les salaires à leur guise pour obtenir ce qu’ils veulent des agents.
  • L’avancement d’échelons et de grades entre les mains des directions sans être présentés en Commissions Paritaires dans l’opacité la plus totale.
  • Faciliter les mobilités en développant les aides aux départs vers le privé.
Dans l’Oise la Santé est des plus malade :
  • Réduction de l’offre de soins avec la fermeture des maternités de Clermont et Creil sans prise en compte de l’intérêt des populations précaires de ces territoires
  • Menace de fermeture de l’activité chirurgicale sur Noyon
  • Suppression de la prise en charge des cancers urologie sur Beauvais et mammaire sur Creil,
  • Remise en cause des protocoles locaux RTT, sans concertation, au C.H.I de Clermont
  • Des Urgences saturées avec un recours à l’intérim médical pour assurer leur fonctionnement avec la menace de fermeture la nuit sur Senlis
  • Des E.H.P.A.D, en sous-effectif chronique, faisant la part belle aux glissements de tâches dans un contexte de management répressif
Avec des personnels épuisés par des conditions de travail des plus dégradées :

Non-respect des repos, l’intensification des 12 heures pour ne pas embaucher, des heures supplémentaires qui se cumulent sans être indemnisées, des rappels incessants au mépris de la vie privée…

 

Faisons de la journée internationale des travailleurs…une grande journée de mobilisation pour :

  1. L’augmentation des salaires, des retraites et minima sociaux,
  2. Le maintien des conventions collectives, statuts et la sécurité sociale financée par notre salaire socialisé
  3. L’abrogation des Lois Santé, Travail
  4. La défense de tous les services publics en garantissant la proximité
  5. Les 32 heures
  6. S’attaquer aux logiques capitalistes, et interdire les licenciements et répartir les richesses.

 

L’histoire du 1er Mai…

Le 1er mai est le seul jour férié et chômé reconnu par notre code du travail, mais combien, parmi nous, se rappellent de l’origine de cette fête? On sait que le premier mai est la fête du travail, mais d’où vient-elle? Voici un petit historique de cette fête…

Tout commence réellement en 1886, à Chicago. Les travailleurs passent 14 à 16 heures par jour, 6 jours par semaine, sur leur machine. Les conditions de vie sont déplorables. Le syndicat ouvrier américain, réclame l’application d’une journée de 8 heures, 6 jours par semaine. Le patronat refuse. La presse à la solde du patronat écrit même, à propos des revendications des salariés et de leurs meneurs« les salariés doivent être guéris de leur orgueil et être réduits au rôle de machine humaines» et «la prison et les travaux forcées sont les seules solutions possibles de la question sociale. Il faut espérer que l’usage en deviendra général».

Le 1er mai, une grande manifestation est organisée, rassemblant 200 000 manifestants sur la revendication d’une journée de travail de 8 heures. La date n’est pas choisie au hasard, c’est le jour du renouvèlement des contrats du travail ! Une partie de ces manifestants obtiendra satisfaction, mais pas tous. La colère enfle et, le lendemain, les manifestants sont 340 000! L’appel à la manifestation précise que les armes ne sont pas admises. Toutefois, dans la foule, certains agitateurs, des détectives embauchés par les patrons, viennent semer le trouble. Un coup de feu part dans la foule, sans victime. C’est l’occasion, pour la police, bien armée, elle, d’ouvrir le feu sur les manifestants, faisant 6 morts et une cinquantaine de blessés. Le 3 mai, à l’appel des anarchistes, une nouvelle manifestation est organisée. Alors que celle-ci, toujours infiltrée d’agitateurs, touche à sa fin et qu’il ne reste plus que 200 manifestants, la police charge la tribune où se trouvent les orateurs. Une bombe explose, faisant 17 morts, dont 7 dans les rangs de la police. Les organisateurs de la manifestation sont alors arrêtés et, sans aucune preuve de leur participation à l’attentat, 5 seront condamnés à mort et 3 à la prison à perpétuité. Un des jurés dira, à propos de la sentence rendue sans preuve: «on les pendra quand même! Ce sont des hommes trop décidés, trop intelligents, trop dangereux pour nos privilèges!». Les 5 seront pendus et les 3… Graciés en 1893!

3 ans plus tard, en 1889, à l’occasion du  centenaire de la révolution française, a lieu, à Paris, la II ème internationale socialiste. La revendication principale est  les 8 heures de travail par jour pour tous. Le 20 juin 1889, il sera décidé d’organiser, tous les ans à la même date une grande manifestation ouvrière reprenant cette revendication. La date du 1er mai, symboliquement, sera retenue comme étant la date de ce grand rassemblement, dans tous les pays, dans toutes les villes où les ouvriers sont organisés en syndicat.

Ainsi, le 1er mai 1890 verra la première manifestation ouvrière portant ces revendications. Les manifestants porteront à la boutonnière un triangle rouge, symbole de la revendication concernant les trois huit: 8 heures de travail, 8 heures de sommeil, 8 heures de loisirs. L’année suivante, le 1er mai 1891, en France, à Fourmies dans le nord, la manifestation s’organise. L’armée, chargée d’encadrer cette manifestation a reçu de nouveaux fusils. Elle les testera alors sans aucune raison, à bout portant, sur les manifestants, faisant 10 morts, dont 8 de moins de 21 ans (âge de la majorité, alors) et une ouvrière, Marie Blondeau qui, lors de son enterrement, sera drapée de blanc et aura les bras couverts de fleurs.

Elle deviendra le symbole de cette manifestation et de la répression aveugle et injustifiée et on portera une fleur d’églantine à la boutonnière lors des 1er mai en souvenir de son martyr, fleur cintrée d’un ruban rouge rappelant la revendication des trois 8. En 1907, cette fleur d’églantine sera remplacée par le brin de muguet, symbole du renouveau.

En 1919, soit 29 ans après la première manifestation du 1er mai, les salariés obtiennent enfin satisfaction et la semaine de 48 heures (6 fois 8 heures hebdomadaires). La tradition du défilé du 1er mai étant maintenant bien ancrée, cette date sera maintenue comme un jour revendicatif, porteur des désirs des ouvriers.

A la libération, en 1947, le 1er mai deviendra officiellement un jour férié et payé, tel qu’il apparait dans notre code du travail.

En 1957, les manifestations seront interdites le 1er mai pour cause de guerre indochinoise et il faudra attendre 1968 pour retrouver ces grands rassemblements populaires.

Voilà, rapidement, ce qu’est le 1er mai! Il convient d’ajouter que si, en Afrique, le 1er mai est une fête importante ; les USA, pourtant à l’origine de notre 1er mai, fêtent le travail le 1er lundi de septembre, ayant pour origine officielle une grève des cheminots à Kensington en 1894 pendant laquelle l’armée a fait 3 morts. En fait, il s’agissait, pour les syndicats réformistes américains de ne pas s’aligner sur le mouvement mondial, trop entaché de marxisme…

 

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